Centre des os et des articulations de Paris
De quoi s’agit-il ?
Les plaquettes sanguines qui sont produites par la moelle osseuse jouent un rôle indispensable dans la coagulation du sang. Mais elles recèlent aussi d’importantes propriétés concernant la cicatrisation et la régénération des tissus lésés grâce à la libération de granules très riches en facteurs de croissance multiples.
Est-ce pour vous ?
Si vous avez une blessure à un tendon, à un ligament, à un ménisque ou bien que vous etes atteint d’arthrose et que les traitements conventionnels (physiothérapie, ostéopathie, anti-inflammatoires, injection de cortisone, attelle d’immobilisation, …) n’ont pas amélioré de façon satisfaisante votre condition, le PRP peut être une solution thérapeutique adaptée à votre cas. La procédure est moins invasive que la chirurgie et pourrait vous l’éviter à court ou moyen terme.
Le déroulement du traitement
Avant toute infiltration
. La séance débute par un prélèvement de 15 ml de sang au pli du coude (comme une prise de sang classique) à l’aide d’un tube spécial qui permettra d’extraire le plasma du sang. Ce sang sera alors traité par centrifugation afin de dissocier vos plaquettes et facteurs de croissance contenue dans le plasma de votre sang.
Préparation aseptique de la zone d’injection.
Le prélèvement et l’infiltration seront réalisés au cabinet du praticien en un seul temps.
Pendant l’infiltration
Après extraction de vos plaquettes et fabrication du PRP, nous procédons à l’infiltration plaquettaire.
– Arthrose du genou (ou de hanche) : L’injection est intra-articulaire.
– Lésions ostéoligamentaires ou tendineuses : injection de PRP directement sur la zone lésée.
Suivi post infiltration
Le contrôle se fait à 3 – 4 semaines ; on détermine si une nouvelle injection est indiquée. En pratique, de 1 à 3 injections vont être nécessaires, à 1 mois d’intervalle chacune pour un résultat optimal.
S’il y a une rééducation en cours, la reprise se fera une semaine après l’injection. Un contrôle d’imagerie est prévu trois à 6 mois après en fonction des résultats, afin de contrôler l’évolution des lésions et d’envisager éventuellement la suite thérapeutique à donner.
Bénéfices attendus des injections de PRP
Les injections de PRP permettent de ralentir la progression de la maladie, de diminuer la douleur et l’inflammation et d’améliorer la mobilité et la fonction articulaire.
A la différence des traitements par anti-inflammatoires non stéroïdiens ou des injections intra-articulaires de corticoïdes, elle est dépourvue d’effets secondaires autres qu’une gene passagère non constante pouvant durer 24 à 72h après l’injection.
Le PRP est un traitement efficace, particulièrement dans les stades précoces de l’arthrose (grade 2 ou 3). Les résultats peuvent être améliorés et maintenus par la répétition annuelle d’injections.
Le PRP favorise la prolifération des cellules souches qui se spécialisent en cartilage et en tissu osseux aidant à la cicatrisation des tissus.
L’avantage de ce dispositif est de ne jamais « extérioriser » le sang, ce qui diminue les risques infectieux d’une part, et les risques de dégradation de la qualité du sang d’autre part.
Contre-indications au traitement par PRP
N’oubliez pas de signaler au médecin toute affection ou symptôme dont vous pourriez souffrir, et en particulier :
- Si vous suivez un traitement anticoagulant par voie orale (Previscan, Sintrom) ou par injection (Héparine, HBPM), ou fluidifiant du sang (Plavix, Ticlid).
- Si vous êtes allergique en particulier aux produits iodés ou sujet aux malaises.
- Si vous avez actuellement une maladie infectieuse, ou si vous avez eu récemment une fièvre ou une infection cutanée.
- Si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.
- Ou bien si prenez un traitement anti inflammatoire
- Toutes ces situations ne sont pas des contre-indications formelles à l’injection, et votre médecin en tiendra compte pour juger de l’opportunité de réaliser l’injection, ou de la nécessité de prendre des précautions supplémentaires ou d’effectuer une surveillance particulière.
Qu’est-ce que le PRP (Plasma Riche en Plaquettes) ?

injection-prp-arthrose
Les plaquettes sont des facteurs clés dans les mécanismes de réparation des tissus durs et mous 1. Elles fournissent des facteurs de croissance essentiels, tels que FGF, PDGF, TGF-ß, EGF, VEGF, IGF, qui sont impliqués dans la migration, la différenciation et la prolifération des cellules souches. De plus, les plaquettes stimulent également les fibroblastes et les cellules endothéliales pour induire respectivement un nouveau dépôt de matrice extracellulaire et une néovascularisation.
Le plasma contient de nombreux facteurs essentiels à la survie des cellules, notamment des nutriments, des vitamines, des hormones, des électrolytes, des facteurs de croissance (tels que l’IGF et le HGF) et des protéines. Parmi les protéines plasmatiques, les molécules indispensables au processus de coagulation et à la formation du polymère de fibrine serviront d’échafaudage pour la migration cellulaire et la génération de nouveaux tissus.
Le genou est une articulation très sollicitée et à risque d’entorse, car sa stabilité et sa mobilité mettent en jeu des processus complexes. Le ligament croisé antérieur (LCA) particulièrement fragile est soumis au risque de traumatismes aigus.
Rupture du ligament croisé antérieur
Le LCA ou ligament croisé antérieur est l’un des quatre ligaments qui stabilisent l’articulation du genou. Il limite le déplacement vers l’avant du tibia lors des mouvements de pivot. Il est sous tension et contraintes permanentes lors des activités physiques et sportives mais aussi au quotidien sur certains mouvements de la vie de tous les jours.
Lors d’un changement brutal de direction ou d’appui au football ou rugby, à la réception d’un saut (handball, basket), de torsion subite ou de choc appuyé au ski, le genou non contrôlé va entrainer la rupture ligamentaire.
La majorité des lésions du LCA intéresse des sportifs jeunes ou moins jeunes, les femmes ont trois fois plus de risque d’avoir une lésion isolée du LCA que les hommes à cause de l’anatomie osseuse du genou qui rend le ligament croisé antérieur plus vulnérable aux torsions.
Comment prendre en charge une lésion ligamentaire du ligament croisé antérieur ?
Le choix entre un traitement médical fonctionnel (Rééducation) et un traitement chirurgical reste souvent sujet à discussion. Cependant, même en l’absence de consensus strict, la chirurgie du LCA est progressivement devenue incontournable et est très souvent indiquée du fait de l’amélioration permanente des techniques qui sont devenues reproductibles et fiables. Aux États-Unis, la ligamentoplastie du genou est une des interventions les plus fréquentes en orthopédie, plus de 300 000 actes par an.
Face à un patient présentant une lésion du LCA, nous devons répondre à trois questions : doit-on opérer ? quelle technique utiliser ? quel est le pronostic du genou à court moyen et long terme ?
Doit-on opérer?
La chirurgie n’est pas obligatoirement urgente. Seule une lésion du ménisque en anse de seau luxée ou une lésion ostéochondrale mobile de gros volume peut constituer des indications de chirurgie précoce pour traiter simultanément la rupture ligamentaire et la ou les lésions associées car le genou se trouve bloqué dans ces cas.
En dehors de ces cas de blocages réels associés, un traitement fonctionnel par kinésithérapie est donc entrepris rapidement devant une entorse récente du LCA. L’intervention doit être discutée avec le patient en consultation même avec un chirurgien spécialiste du genou. L’âge, le niveau sportif, l’ancienneté de la lésion, les atteintes associées méniscales, l’examen clinique des laxités du genou, le risque évolutif d’arthrose, le type d’activités sportives et professionnels, les besoins exprimés par les patients pèsent sur les indications qui sont discutées au cas par cas.
3 cas cliniques peuvent donner lieu à un consensus :
- Un patient jeune, présentant une instabilité fonctionnelle, ayant une activité sportive avec des pivots(contact ou non)ou professionnelle à risque, justifie une reconstruction chirurgicale par ligamentoplastie du LCA. Le traitement éventuel d’une lésion méniscale se fait simultanément.
- Un patient ne présentant pas d’instabilité fonctionnelle malgré l’ancienneté de la lésion, à fortiori si l’âge augmente, n’ayant pas de demande sportive, et n’ayant pas de lésion méniscale, ne justifie pas de traitement chirurgical systématique, mais un traitement fonctionnel, un suivi et une information éclairée quant au risque d’apparition d’une instabilité, qui amènerait à discuter d’une intervention.
- Un patient, vu précocement, même s’il n’a pas eu le temps de développer une instabilité fonctionnelle, ayant une activité de pivot, et présentant une laxité significative peut faire l’objet d’une reconstruction chirurgicale
Quelle technique utiliser?
Les techniques de reconstruction ligamentaire du LCA utilisées à ce jour. Les ligamentoplasties de LCA :
- La technique utilisant l’appareil extenseur (os-tendon patellaire-os). Appelée Kenneth jones
- les techniques utilisant un ou deux tendons ischiojambiers DIDT (droit interne et demi tendineux) ou DT4
• les techniques utilisant une allogreffe
Concernant l’utilisation de transplant os-tendon patellaire-os ou de tendons ischiojambiers, les études prospectives randomisées ne montrent pas de différence significative sur le niveau de reprise sportive.
Toutes les techniques doivent se faire à ce jour sous arthroscopie sauf cas exceptionnels.
Quel est le pronostic du genou à court moyen et long terme ?
L’objectif d’une ligamentoplastie de LCA est double : obtenir une bonne stabilité fonctionnelle du genou et limiter le risque de lésion méniscale secondaire et éventuellement retarder la dégradation arthrosique sans toutefois l’empêcher complètement. Le pronostic de long terme est meilleur dans les lésions isolées du LCA sans autre atteinte ligamentaire, méniscales et cartilagineuses.
Le baron Guillaume Dupuytren, a laissé son nom à cette maladie, dont il fit la description en 1832.
L’aponévrose palmaire moyenne, est une structure fibreuse anatomique retrouvée à la paume de la main.
La modification de cette aponévrose, sous forme d ‘épaississement et de rétraction, constitue la maladie de Dupuytren.
Il existe plusieurs types de lésions :
- Les nodules
- Les brides
- Les coussinets
- Les brides avec rétraction articulaires.
L’évolution de la maladie de Dupuytren se fait vers une flexion progressive spontanée du doigt ou des doigts intéressés.
La clinique
La maladie de Dupuytren, atteint beaucoup plus souvent l’homme que la femme, aux environ de la cinquantaine.
Il existe des formes familiales, qu’il faut rechercher.
Il existe également des formes traumatiques (traumatismes répétés : marteau piqueur par exemple).
Des facteurs favorisants ont été mis en avant : traitement par les barbituriques, alcool, problème thyroïdiens…
Comment se déroule la prise en charge de la maladie de Dupuytren ?
Un examen avec un chirurgien spécialiste de la main, est indispensable.
Le diagnostic est fait à la consultation et le chirurgien explique au patient l’auto surveillance.
Le test, consiste en la possibilité de mettre la main à plat, lorsque cela n’est plus possible un traitement est indiqué.
Le traitement
L’aponévrose pathologique peut être incisée, pour allonger le doigt, c’est l’aponévrotomie, ou elle peut être retirée lors d’une opération, c’est l’aponévrectomie.
L’aponévrotomie est faite à l’aiguille après anesthésie locale de la bride, le doigt est étendu après voir fragilisé la bride à l’aiguille.
Comment se déroule la chirurgie ?
L’intervention est réalisée en ambulatoire (hospitalisation de quelques heures).
Elle est faite par un chirurgien spécialiste de la main.
L’anesthésie est presque toujours loco régionale, anesthésie des nerfs à l’aisselle, sous échographie.
La chirurgie est délicate, faite sous loupes, pur préserver les nerfs et vaisseaux du doigt.
Cette anesthésie dure plusieurs heures en post opératoire.
Un pansement confortable est fait en post opératoire.
Le pansement est allégé, le lendemain de l’opération, et pour les formes importantes, une attelle sur mesure, confectionnée avant l’opération est mise en place.
Le réglage du rappel élastique, est fait en post opératoire.
La cicatrisation dure 2 à 4 semaines en moyenne.
Cette attelle est utile pendant 2 mois.
L’attelle est portée, 10 minutes par heure.
Les exercices d’extension des doigts, sont faits par le patient régulièrement.
Comment se déroule le suivi post opératoire ?
Les consultations de contrôle sont régulières jusqu’à la cicatrisation et l’obtention du résultat.
La maladie de Dupuytren expose aux récidives, quelle que soit la qualité de la chirurgie.
La récidive est d’autant plus fréquente, qu’il s’agit d’un patient jeune et d’une forme sévère.
Le traitement des récidives est le même, et il est plus complexe.

Les flèches indiquent une rupture du tendon supra épineux
La coiffe des rotateurs est constituée de muscles qui naissent sur l’omoplate et se terminent par un tendon sur la tête de l’humérus (os du bras).
Ces muscles viennent couvrir (coiffer la tête de l’humérus) ils constituent la coiffe des rotateurs.
La pathologie tendineuse de l’épaule, est fréquente, elle augmente avec l’âge.
Quatre muscles principaux et un muscle accessoire, constituent la coiffe des rotateurs.
Les muscles principaux sont : 3 rotateurs externes (supra épineux, infra épineux et petit rond) un rotateur interne (le muscle sous scapulaire), et le muscle accessoire est la longue portion du biceps.

Il existe 2 types de lésions de la coiffe des rotateurs :
- les lésions traumatiques de la coiffe (survenant après un choc, chute de vélo, moto, ski) ou après des traumatismes répétés (sport de combat, rugby, travailleurs manuels, travailleurs de force)
- les lésions dégénératives de la coiffe (dues au vieillissement).
Le traitement des lésions traumatiques aigues de la coiffe, est le plus souvent chirurgical, alors que le traitement des lésions dégénératives est d’abord médical.
Comment se déroule la prise en charge d’une tendinite ou d’une rupture des tendons de la coiffe ?
Un examen avec un spécialiste de l ‘épaule est indispensable.
Il comporte un interrogatoire, et un examen clinique, qui permet d’évaluer le type d’atteinte et les tendons de la coiffe, atteints.
Après l’examen clinique, le traitement médical va comporter un traitement symptomatique (anti inflammatoires, antalgiques …), et une rééducation spécifique de l’épaule.
Un kinésithérapeute spécialisé en épaule est indispensable, il fera travailler les autres muscles abaisseurs de l’épaule (grand dorsal, grand rond grand pectoral et grand dentelé).
Les examens complémentaires utiles sont : les radiographies, l’échographie, l’IRM et ou l’arthro scanner (qui comporte une injection).
En cas de décision chirurgicale, un chirurgien spécialiste de l’épaule prend en charge le patient. L’intervention ne peut être réalisée que sur une épaule souple (mobilités passives proches de la normale) et avec des douleurs contrôlées (peu importantes).
Comment se déroule la chirurgie ?
L’intervention est réalisée en ambulatoire (hospitalisation de quelques heures)
L’anesthésie est le plus souvent mixte (générale et loco régionale)
L’anesthésie loco régionale anesthésie au cou, les nerfs qui vont vers l’épaule.
Cette anesthésie dure plusieurs heures en post opératoire.
Une immobilisation post opératoire est indispensable dans une attelle réfrigérée (avec un insert qui va au congélateur)
Cette immobilisation dure 3 à 4 semaines.
Les gestes de la vie courante, commencent à l’ablation de l’attelle, et la rééducation avec un kinésithérapeute à partir de la 6ème semaine.
L’arrêt de travail est de 4 semaines à 6 mois en fonction des activités professionnelles.
Les gestes de la vie courante sont possibles en moyenne entre 6 et 8 semaines
La force récupère les 6 premiers mois.
Le taux de réussite dépend, du chirurgien qui doit être un spécialiste de l’épaule, de type de rupture (taille, rétraction…) et de la qualité des muscles (atrophie, infiltration graisseuse…)
En quoi consiste l’opération de la coiffe des rotateurs ?
L’intervention est réalisée au bloc opératoire, par un chirurgien spécialiste de l’épaule.
Elle est réalisée sous arthroscopie (caméra vidéo) et à travers des mini incisions mesurant environ 5mm.
Une fibre optique, avec une caméra à l’extrémité, est introduite dans l’épaule.
Le bilan des lésions est fait en faisant une exploration complète de l’épaule (cartilage humérus et omoplate, labrum (bourrelet ou ménisque de l’épaule) , ligament et l’ensemble des tendons de la coiffe des rotateurs).
La partie abimée du tendon est retirée, le tendon est libéré pour revenir à sa place sans tension.
Des ancres (implants sertis de fils) sont introduits dans l’os de la tête de l’humérus.
Les fils sont passés à travers le tendon de la coiffe des rotateurs, et le tendon est suturé à l’os, à sa place initiale.
Le tendon va cicatriser à l’endroit ou il doit normalement s’attacher.
Une acromioplastie (aplanissement de l’omoplate au dessus du tendon) complète l’opération.
Comment se déroule le suivi post opératoire ?
Les consultations de contrôle ont habituellement lieu à 6 semaines, 3 mois 6 mois et 1 an.
L’évaluation du résultat est d’abord clinique, et des examens complémentaires peuvent être nécessaires en cas de récupération lente, incomplète ou de douleurs inhabituelles.
La colonne vertébrale
La colonne vertébrale est formée par un empilement d’os appelés vertèbres. Elle est mobile parce que ces vertèbres sont articulées entre elles. Chaque vertèbre est unie aux vertèbres sus- et sous-jacentes par trois articulations et par de nombreux ligaments.
L’articulation principale est celle qui unit les corps des vertèbres entre elles : le disque intervertébral est l’élément central de cette articulation. Deux autres petites articulations postérieures et symétriques unissent plus en arrière la partie postérieure des vertèbres.
L’arthrose peut toucher toutes les articulations de la colonne vertébrale et peut être favorisée par une surcharge articulaire. Par exemple, quand la région lombaire est trop cambrée, le poids du corps se reporte vers l’arrière, c’est-à-dire sur ces petites articulations postérieures qui ont tendance alors à devenir arthrosiques.
La colonne vertébrale est le mât du cou et du tronc et peut être subdivisée en trois étages : étage supérieur du cou, étage moyen thoracique ou dorsal et étage inférieur lombaire (appelé communément les reins).
L’arthrose peut se nicher à tous les étages. Le premier symptôme est la douleur. Cependant, la traduction clinique diffère à chaque étage car les impératifs fonctionnels ne sont pas les mêmes au cou, au dos ou aux lombes. Ainsi, le cou doit être très mobile pour orienter la tête dans l’espace et son enraidissement est très gênant.
Par contre, la colonne vertébrale thoracique ou dorsale est emprisonnée entre les côtes qui prennent appui sur elle et ce sont les douleurs qui sont au premier plan. A la colonne lombaire, la douleur est le symptôme principal, alors que la mobilité est souvent bien conservée.
Le traitement de l’arthrose de la colonne vertébrale
Le traitement de l’arthrose des articulations comme le genou ou la hanche est médical ou chirurgical, la dernière étape thérapeutique étant la mise en place d’une prothèse (articulation artificielle). Le traitement de l’arthrose de la colonne vertébrale est essentiellement médical. Une intervention chirurgicale est très rarement envisagée.
Les principes du traitement médical de l’arthrose de la colonne vertébrale sont très voisins de ceux du traitement des articulations des membres : le traitement est médicamenteux et physique.
Les médicaments de la douleur soulagent au quotidien sans traiter l’arthrose. Les médicaments de l’inflammation sont réservés aux périodes de crises. Ils peuvent être données par voie générale (les comprimés et les suppositoires sont aussi efficaces que les injections intramusculaires) ou par voie locale, c’est-à-dire sous forme d’infiltrations de corticoïdes.
A noter que les pommades sont habituellement peu efficaces car leur action est trop superficielle. Les traitements de fond qui visent à réduire les douleurs, et l’inflammation ne sont habituellement pas prescrits dans le traitement de l’arthrose vertébrale n’ayant pas fait la preuve de leur efficacité à ce niveau.
La rééducation (kinésithérapie, balnéothérapie, tractions, ergothérapie, corset, minerve, etc.) a une place particulièrement importante pour l’arthrose de la colonne vertébrale. Les moyens de rééducation utilisé diffèrent selon l’objectif recherché : enrayer plus rapidement une poussée congestive d’arthrose ou fortifier la colonne vertébrale pour réduire les douleurs et la gêne quotidienne.
L’entorse de cheville est le traumatisme articulaire le plus fréquent et il est paradoxalement souvent négligé et mal pris en charge.
Les conséquences d’une entorse de cheville mal soignée ne sont pas négligeables et entraînent :
- des douleurs chroniques
- une instabilité avec entorses à répétition
- des raideurs articulaires
- une arthrose
- une limitation des activités
- un retentissement fonctionnel et social
En cas d’entorse il est nécessaire de prendre avis auprès d’un spécialiste qui donnera le traitement médical adéquat :
- immobilisation dans une attelle quelques semaines
- marche autorisée en terrain plat
- arrêt des sports de saut et de course 3 mois
- cryothérapie quotidienne (traitement par le froid)
- kinésithérapie appropriée
- orthèses plantaires pour la prévention des récidives
Le traitement chirurgical concerne les instabilités et les douleurs chroniques résistantes au traitement médical, et les lésions cartilagineuses sévères et douloureuses avec risque d’arthrose.
HALLUX VALGUS ou « oignon »
Définition
Il s’agit d’une déformation du gros orteil. Cette déformation s’accompagne d’une inflammation de la région (la bursite), et d’une sorte de boursouflure de l’os (exostose). On appelle également cela un « oignon ».
Les femmes sont plus prédisposées que les hommes, et cette malade se développe surtout avec l’âge.
Ce qui se passe
L’articulation de la base du gros orteil commence par faire une angulation. Les chaussures que l’on porte, ou certaines activités comme la danse classique peuvent aggraver les choses dès ce stade.
Par la suite, les tendons de certains muscles, au lieu d’agir dans l’axe, forment comme la corde d’un arc, et referment de plus en plus cet angle, aggravant au fil des ans la déformation. Cela occasionne des conflits avec les chaussures, et des poussées inflammatoires de l’articulation ou des bursites.
Ce qu’il faut savoir
Ce problème est souvent héréditaire.
Au départ, le fait d’avoir un avant-pied large (metatarsus varus), un gros orteil long (le « pied égyptien« ), et des pieds plats prédisposent à cette déformation. Viennent se rajouter à cette prédisposition différents facteurs comme l’obésité et le port de chaussures à bout pointu et étroit qui vont aggraver les choses.
Le vieillissement et la ménopause vont aggraver cette situation.
La déformation va s’aggraver par auto entretien : plus l’orteil se déforme, moins on marche droit, et plus le phénomène va s’accroître : l’angle entre le métatarse et la phalange s’accentue, l’orteil « tourne », au point qu’il n’est plus dans le même plan que les orteils voisins.
Le deuxième orteil va se mettre en « griffe« . Un cor apparaît au sommet de l’oignon, et un durillon se forme sur la plante du pied. L’oignon grossit et finit parfois par s’infecter. L’articulation souffre et finit par dégénérer en arthrose de l’articulation métatarso phalangienne.
Les symptômes
Le gros orteil est penché vers les autres orteils, et sa base fait une saillie.
Il fait mal quand il y a une poussée inflammatoire, ou en fonction de la durée de la station debout et des chaussures portées.
Que vous prescrit votre médecin ?
Des radiographies pour voir les répercussions de l’arthrose sur l’articulation, et la forme du métatarse (s’il est trop court, c’est un facteur favorisant).
Elles permettent aussi de mesurer les angles de déformation en vue d’une éventuelle correction.
Le traitement
Pédicure
Les soins de pédicurie sont utiles. Toutefois, ceux-ci seront d’autant moins efficaces que l’oignon aura été soigné tardivement. Les soins vont surtout ralentir l’évolution.
On effectue une ablation de l’hyperkératose, pose d’une semelle qui améliore les appuis, ou une orthèse (petit appareil maintenant dans une position donnée) dans les périodes douloureuses ou pour améliorer le confort de certaines activités.
Intervention
Lorsque la gène est importante, l’intervention devient nécessaire. Les interventions consistent à réduire l’angulation, à corriger la longueur de l’orteil et à rogner l’oignon. Les résultats sont habituellement très bons avec une normalisation du chaussage à terme.
Différentes interventions et techniques sont possibles
On utilise à ce jour des techniques de coupes osseuses (ostéotomie) au niveau du métatarsien et de la première phalange en association des gestes de libérations des tendons (Intervention de Scarf).
Les griffes d’orteil sont traitées en allongeant le tendon extenseur, et/ou en réalisant une arthrodèse (soudure) de l’articulation déformée et si besoin un raccourcissement du métatarsien.
L’intervention se fait sous anesthésie loco régionale ou générale. Ainsi la réaxation peut se faire et les troubles (cors, durillons et bursites) finissent par disparaître.
Dans les formes très évoluées une arthrodèse (soudure de l’articulation) ou une prothèse sont parfois les seules solutions.
Les suites sont habituellement simples, bien que des œdèmes puissent persister durant plusieurs mois. La marche sera rendue possible dès le lendemain de l’intervention, en appui sur le pied à plat ou avec une chaussure spéciale à appui talonnier.
L’ONGLE INCARNE
Ce n’est pas une fatalité !! Et ce n’est pas non plus un problème médical douloureux ne pouvant être traité que par la chirurgie.
De nombreuses personnes pensent, à tord, que l’ongle incarné est le résultat du port de chaussures trop étroites.
Il faut savoir que le sujet présentant un ongle incarné est prédisposé et que très souvent, il « déclenche » un ongle incarné après le port de chaussures étroites ou encore une séance de sport sollicitant fortement les ongles (jogging, tennis….) mais il préexistait déjà alors même qu’il n’était pas encore douloureux.
Bon nombre de femmes portent des chaussures étroites sans pour autant avoir des ongles incarnés.
En revanche, 90% des sujets paraplégiques ou tétraplégiques qui ne posent jamais le pied au sol, déclenchent des ongles incarnés, qui se rétractent.
En fait, le problème est majoritairement d’origine neurologique entraînant une rétraction du ligament matricio-phalangien qui lui-même resserre l’ongle en l’entraînant bilatéralement vers la phalange.

Attention
Dans ces 2 types d’ongles présentés, on n’évoque pas les ongles traumatisés qui s’incarnent après avoir reçu un choc violent.
2 Types d’ongles incarnés :
Ongle en éventail
Il va créer des conflits de chaque côté de l’ongle

Le traitement consiste très souvent à couper les parties débordantes latérales, sachant qu’il n’existe pas vraiment de moyens efficaces dans le temps, en dehors du traitement chirurgical.
Ongle en volute : le plus fréquent
Il va créer des conflits dans les bords du gros orteil (internes, externes ou les 2) beaucoup plus en profondeur sous la peau.
Il est douloureux, voire extrêmement douloureux, insupportable et invalidant.
Il peut durer plusieurs années.
Les pommades ou traitement médicamenteux locaux ne peuvent en venir à bout car ils ne traitent pas la cause mais uniquement les symptômes.
En effet, cet ongle va « mordre » comme une mâchoire les tissus de chaque côté de l’ongle en s’enfonçant profondément en sous cutané et seul un traitement mécanique peut y remédier.
Dans cette forme, et quelle que soit l’ancienneté de l’ongle incarné deux aspects peuvent se présenter au praticien :
Il existe une surinfection avec bourgeon présentant une inflammation (orteil rouge et gonflé) et écoulement de pus. Il faudra désinfecter l’ongle par des solutions antiseptiques, puis orienter le patient vers un chirurgien orthopédiste pour le traitement.
Il est très simple et fonctionne avec de bons résultats (dans les quelques heures qui suivent la pose) et permet d’obtenir des résultats pratiquement définitifs même sur les ongles très anciens.
Il vise à coller (indolore et non sanglant) une lame très fine munie de fins ligaments (dans la largeur) qui une fois collée sur l’ongle, va le redresser en soulageant immédiatement les points de pressions.
Photo de pose
Elle exerce une force inverse et supérieure à celle de l’ongle (en tuile de Provence qui prend les tissus en « mâchoire ») et retire éventuellement le morceau de l’ongle qui aura pénétré les espaces sous cutanés.
Ce traitement peu répandu est d’une efficacité remarquable immédiate et durable dans le temps.
Il s’effectue au cabinet, dure environ 20 minutes et permet au patient de se rechausser de suite et de repartir sans gène fonctionnelle.
LA VERRUE PLANTAIRE
Elle résulte d’un virus (papovavirus) de 2 types :
Le premier qui entraîne une grosse verrue plus souvent isolée sous la plante du pied ou pulpe d’orteil, parfois associée à quelques autres (2 ou 3).
Elles sont volumineuses, douloureuses à la pression et touchent préférentiellement les jeunes femmes, mais n’épargnent personne. Il existe de nombreux traitements possibles :
- Azote
- acides divers d’application locale
- prise de sang ré-injectée en intra musculaire etc.…
Il faut savoir que ces traitements ont parfois des conséquences gênantes qui, plutôt que de la détruire ne font que l’ « exciter », générant un grossissement ou/et une multiplication.
Dans le cadre d’une résistance de la verrue à ces différents traitements, il faut savoir qu’elle peut rester en place plusieurs années et reste à potentiel contaminant.
Il faut alors l’enlever.
Mais pas n’importe comment !!
En effet, souvent l’exérèse chirurgicale de cette verrue laisse place à un gros « trou » avec une grosse perte de substance qui met du temps à cicatriser, interdisant pendant quelques jours la marche. De plus, il peut se créer une cicatrice difficile (corne) qui remplacera la verrue et sera pratiquement aussi douloureuse à l’appui, et ceci pendant des dizaines d’années.
Le deuxième type de virus génère de multiples verrues disséminées un peu partout sur le pied, elles sont dites en « mosaïques ».
TRAITEMENT, EXPLICATIONS
La verrue, lorsqu’elle grossit, produit un effet de compression des tissus tout autour d’elle, créant de ce fait un halo de corne (hyperkératose) qui la sépare des tissus sains. Cette corne est insensible !
Il faudra pratiquer une découpe en restant dans cette « barrière » de corne, de manière à déloger la verrue de son emplacement et la rendre mobile.
Cette intervention bien exécutée se dispense le plus souvent d’injection anesthésiante puisque la coupe ne se fait que dans les tissus « morts ».
A ce stade, la mise en place d’un patch anesthésiant permettra ensuite de « sectionner » proprement les racines.
Ici, la cicatrisation est rapide, la marche quasi immédiate et la douleur très modérée.
Il n’existe pas de cicatrice douloureuse car il n’y a pas de perte de substance importante.
Les soins qui suivent, peuvent être pratiqués par le patient lui-même ;
Notons malgré tout, que parfois une petite anesthésie par injection est nécessaire si la verrue est très « inflammatoire »
une zone du corps